Noël approche : offrez à vos proches ou offrez-vous de beaux livres de montagne ou d'exploration ! Voici 4 ouvrages récemment parus, sélectionnés avec notre partenaire la Librairie Arthaud*.
Rappels
Louis Lachenal
Guérin – Éditions Paulsen 2020
1950 : Maurice Herzog est le premier à gravir un sommet de plus de 8000 mètres avec Louis Lachenal. Comme cela se fait souvent à l'époque, il interdit à son compagnon, par contrat, de publier le récit de cet exploit. Lui seul le peut. Ce sera Annapurna, premier 8000. Et le succès que l'on connaît. 1956 : les carnets que Louis Lachenal a tout juste terminé d'écrire avant sa mort sont publiés de manière posthume, entièrement revus et coupés par Maurice Herzog lui-même, qui donne de Lachenal l'image d'un fou. 1996 : Michel Guérin, un an après la création de sa maison d'édition, publie la version non censurée des Carnets du vertige de Louis Lachenal en version illustrée. La famille Herzog intente un procès. Le livre est retiré de la vente.
Aujourd’hui, il est temps de faire un pas de plus au-delà de la polémique, et d’écouter la belle voix « a cappella » de Lachenal. De l'Eiger à l'Annapurna s’approche au plus près du livre que Lachenal avait commencé à écrire dans les derniers mois de sa vie : tous ses textes, et seulement ses textes. Car leur puissance et leur beauté brute n’ont pas pris une ride. Ils sont accompagnés par un appareillage de notes, textes introductifs, et par des dessins et documents de l’auteur fournis par sa famille.
Montagne. Les plus pages de l’Antiquité à nos jours
Anthologie.
Frédéric Thiriez. Préface de Pierre Mazeaud.
Éditions du Mont Blanc- Catherine Destivelle 2020
Comme la mer, la montagne fascine. Les "cathédrales de la terre" sont, depuis Pétrarque, une source d’inspiration inépuisable pour les écrivains, les poètes, les romanciers, les scientifiques, les philosophes ou plus simplement les randonneurs et alpinistes, qui répondaient au XVIIIe siècle au joli nom de "voyageurs". Montagne se veut un florilège des plus belles déclarations d’amour aux montagnes. Son propos est d’accompagner le lecteur dans un vagabondage autour des plus belles pages de la littérature de montagne (Rousseau, Goethe, Schiller, Lord Byron, Vigny, Musset, Hugo, Sand, Samivel, Buzzati, De Luca mais aussi Ruskin, Whymper, Mummery, Rébuffat, Terray, Herzog, Lachenal, Desmaison, Mazeaud et Bonatti. Il croisera aussi Rodolphe Toppfer, Eugène Labiche, Charles Ramuz, Alexandra David-Neel, Roger Frison-Roche, Bernard Clavel, Sylvain Tesson, Amélie Nothomb et bien d’autres). Les choix de textes effectués par Frédéric Thiriez pour cette anthologie expriment bien toutes les fascinations qu’exerce la montagne sur les hommes.
Un dernier tour de Piste
Martin Fourcade, avec Jean Issartel
Illustrations Oksana Pinchuk
Éditions Marabout 2020
Après son triomphe aux Jeux olympiques de 2018 (trois médailles d’or), Martin Fourcade peine à retrouver ses sensations. La saison post-olympique s’apparente à un calvaire, au point qu’il se demande s’il n’a pas perdu la flamme et les qualités mentales et physiques qui ont fait de lui le plus grand biathlète de l’histoire. Alors, à l’aube de ce qui deviendra sa dernière saison, il entame une opération de reconquête sans certitude, mais avec une immense détermination. Un dernier tour de piste est le carnet de bord touchant, sincère et circonstancié de cette renaissance : du premier jour de compétition de présaison jusqu’au franchissement de l’ultime ligne d’arrivée, épilogue d’une saison haletante, point final d’une carrière en or. On découvre l’homme, le passeur, le père derrière le champion. Et on comprend encore mieux comment et pourquoi il est devenu une légende du sport.
Paul-Émile Victor. Le rêve et l’action
Daphné Victor – Stéphane Dugast
Éditions Paulsen 2020
La première biographie illustrée de Paul-Émile Victor, un nom évocateur d'aventures polaires pionnières et engagées, signée par sa fille Daphné Victor et par le réalisateur Stéphane Dugast, révèle des trésors cachés. Depuis le grenier où il collectionne livres et revues d'exploration et d'ethnologie, le jeune Paul-Émile Victor, membre des Éclaireurs de France, cultive deux rêves ambitieux et d'apparence antagonistes : se rendre un jour aux pôles et en Polynésie. Après avoir été élève officier sur un cuirassé, aspirant sur un porte-avion puis pilote d'avion, il met de côté les promesses d'aventure en reprenant les affaires familiales de fabrication de pipes de bruyère. Cet écart ne dure pas. Bientôt, il fait la connaissance de l'explorateur Jean-Baptiste Charcot et embarque avec lui sur le Pourquoi-pas ? en 1934. Sa découverte du Groenland le marque à jamais. Fasciné, il n'aura de cesse d'y retourner, traversant l'île en traîneaux à chiens, vivant parmi les Inuits en ami et en ethnologue, apprenant leur langue, esquissant ses premiers dessins de masques. À son retour, il se fait connaître en multipliant les conférences et les publications, notamment pour le musée de l'Homme. En 1947, juste après la guerre et en grande partie à l'aide d'anciens résistants, il fonde les Expéditions Polaires Françaises (EPF), qui inaugurent des missions scientifiques de grande envergure tant en Arctique qu'en Antarctique, où il installe les bases Dumont d'Urville et Charcot. Grand défenseur de l'environnement à la fin de sa vie, il termine ses jours, selon son rêve, en Polynésie.
* remise de -5% aux adhérents du CAF Grenoble Isère (licence FFCAM 2020-2021 à présenter en caisse).




