Pour le long pont du 11 novembre, six acolytes sont tombés d’accord pour s’échapper de la cuvette ensoleillée et rejoindre la migration rhône-alpine vers les calanques, pour s’émerveiller en grimpant entre terre et eau.
Après un trajet sans encombre, nous rejoignons les badauds au sommet de la route des crêtes.
Un coup d’œil à la vue et sans transition, du siège de la voiture nous sautons dans les rappels en fil d’araignée, cul dans le vide. Il y a des cordées partout, ça monte, ça descend, nous nous faisons des amis au relais, proximité oblige. En bas des voies faciles, nous prenons un ticket de montée et nous patientons pour toucher enfin le caillou. Au passage, nous affûtons nos techniques de relais et d’assurage en regardant faire les compatriotes grenoblois ou savoyards. La petite grande voie débute par quelques longueurs d’approche avant d’arriver sur de belles longueurs finales raides mais faciles sur du grès rouge. Nous ressortons détendus, heureux de cette promenade verticale.
L’équipage descend à La Ciotat prendre ses quartiers au AirBNB d’Isabelle. Les filets de pêche sur les murs rappellent aux “sympathiques jeunes sportifs grenoblois” qu’il y a la mer à quelques centaines de mètres de la maison. A l’apéro-tisane, tout le monde se régale des recettes d’Alberto (un fameux houmous de lentilles) et ça topote et réfléchit stratégie pour éviter la pluie du lendemain.
Après une nuit et de maints revirements, nous atterrissons à la Sainte Victoire en rando (ô sacrilège) et nous faisons connaissance d’un sanglier débonnaire qui sieste près du parking.
A charge de revanche, les deux derniers jours seront consacrés à profiter des calanques : à Sormiou pour le 3e jour et un retour à Cap Canaille le dernier jour, dans le secteur "14 juillet". Nous reconnaissons les copains du premier jour, nous nous en faisons de nouveaux, nous croisons les collègues du GUCEM, GUM, etc.…dans un mix d’entraide et de vigilance aux éventuels fraudeurs des lignes d’attente.
Sormiou nous livre un calcaire blanc joueur du style de la région, avec un départ dans les embruns.
Au secteur “14 juillet”, nous finissons en apothéose avec des voies incroyables. Diversité du rocher (grès, lames calcaires, pudding), grimpe 3D, pas où il faut basculer dans le vide, nous ressortons le corps et l’esprit ébahis de cette expérience, malgré l’attente au départ, les relais longuets et le sauvetage pipi de la cordée devant.
A refaire !









