Lundi 7 novembre 2022
Le sondage a parlé et cette date l’a emporté. 19H. Bar Cent Un. Grenoble. C’est cool de nous rencontrer autour d’un verre avant jeudi. À 6H30, nous partirons pour les calanques. C’est notre premier stage Alpi+. Grimpe sur coinceurs. Terrain d’aventure. Leonie, Florian, Thibaut, Loïc, Benoit et moi nous formons. L’objectif ? Devenir co-encadrants puis initiateurs d’alpinisme. Le guide ? L’infatigable et grand pédagogue Fabien. Son bras droit ? Tanguy. Un vrai grimpeur. Un chouette type évidemment. Un ancien d’Alpi+.
Jeudi. 6H30. Nous y sommes. La route est longue mais les copains la raccourcissent. En fin de matinée, nous arrivons dans les carrières de l’Étoile Noire. L’artif’ est une excellente école du terrain d’aventure : tu mets ton friend tranquille ; tu as le temps pour ça ; une sangle… puis VLAN, tu charges le tout bien comme il faut. On découvre les crochets fifi. On se met dans du 6, du 7, … une bonne école. La dernière voie est honorée à la frontale puis on file à l’Hostel de la Girelle. Sitôt arrivés on ouvre les topos, on prend l’apéro’… Peut-être l’inverse.
Vendredi. Direction la calanque d’En-Vau. Waouh ! La claque. Je découvre ces falaises. Ça en jette ma gueule ! 4 cordées. 2 grandes voies. Le pouce normal (5b) et la directe du pouce (5c). C’est amusant ce pouce ! Le soir, Florian et Leonie qui ont préparé ces journées aux petits oignons nous régalent. Benoit leur file la patte. On prend l’apéro, on ouvre les topos… Peut-être l’inverse.
Nous sommes au cœur du week-end. 2 maîtres-mots s’imposent à l’équipe que nous formons désormais : ambiance et motivation ; convivialité et détermination. Bref, nous sommes un bulldozer avec un grand sourire.
Samedi. Direction le plateau de Castelviel. Ce jour-là, nous accueillons dans toute sa puissance un vieux camarade : le soleil. Les voies sont bien nommées. La swing (5c+). « Ai-je poussé la chansonnette jusqu’à ne plus avoir de salive ? » La soif (6a). « Certainement. » 2 voies magistrales. Au-dessus un bleu azur. Au-dessous un bleu cobalt. Le soir, un spectacle de feu s’offre à nous. Sur le retour, nous nous baignons dans le silence d’une crique. Arrivés à Marseille, on emmène les topos au restau’. Un dernier soir c’est un dernier soir.
Dimanche. Direction le promontoire des Américains. Ils n'ont qu'à bien se tenir. En deux-deux, le dièdre (5c) et la cheminée du patron (5c+) sont fumés. Régalade. C’est l’heure de reprendre la route. Dans le minibus, la musique tient nos yeux ouverts. Le rendez-vous est fixé : c’est cascade de glace en février !
Vincent







