[Un WE sans pouvoir réaliser de course d’alpi mais instructif : entre discussion sur le terrain ou au bar/refuge, il s’agit de questionner, dans une perspective réflexive, sa propre pratique et prendre du recul ou (se) remettre en question (ses 1ères évaluations). La synthèse d’une thèse sur l’« accidentologie des sports de montagne » faite par Maud VANPOULE a servi de support à notre « brainstorming ». Et sur le terrain cela se traduit par des actes : prendre des distances, s’exprimer et expliquer, avantages et inconvénients de chaque technique, etc.
« Les compétences attendues pour être un bon alpiniste font beaucoup appel à la capacité à renoncer et à avoir une certaine modestie ».]
Un premier weekend neige en mars au bilan bien mitigé niveau courses, météo oblige…
Qu’à cela ne tienne, nos six compères (Isabelle compris) se décidèrent de retenter leur chance le weekend suivant, en avril, sur l’un des couloirs initialement prévu.
Mais, décidément, Chamrousse se refusait à eux …
De six, ils passèrent à cinq, suite à une contrainte personnelle. Et, au vu des conditions défavorables, de course il n’y eut point.
La journée fut tout de même formatrice : de la progression dans une neige au mauvais regel, au milieu de champs d’escargots et autres traces attestant de purges récentes, jusqu’à la détection des volutes de neige transportées par un vent sud ; ils purent confirmer les prévisions du BeRA et s’initier à être alertes aux dangers autour d’eux. S’ensuivit une session manip sur les ancrages en neige puis, direction le bar, pour un verre autour d’une discussion sur les risques liés aux facteurs humains.
Malgré les déboires de ce premier jour, et une météo toujours des plus capricieuses, pas question de se laisser abattre. Direction le Habert d’Aiguebelle pour la deuxième partie de ce weekend, dans la joie et la bonne humeur s’il vous plaît !
Même si, de cinq, ils passèrent à quatre… (maladie, quand tu nous tiens). Décidément. Ils n’en avaient pas eu conscience jusqu’ici, mais, à la fin, il n’en restera plus qu’un … Les paris sont ouverts !
Hélas, toute la motivation et l’optimisme de l’équipe n’auront pas suffi. Passé le refuge, une neige des plus humides les attendait. Progression, parfois athlétique, jusqu’en visu du couloir prévu, déjà au soleil depuis un moment, et, au contraire de ses voisins directs (bien plus pentus), le seul à être vierge de toute purge. Discussion autour du pourquoi de la renonciation, puis retour au niveau du Pas de la Coche pour une pause ravitaillement, avant d’essayer de trouver du caillou pour faire des manips. Encore des manips, toujours plus de manips… Allons, bon, ne dit-on pas que sans manips, pas de course ?
Mais, l’orage se faisant menaçant plus vite que de prévu, les voilà reparti en direction du refuge. Petite observation au passage : tiens, une belle coulée se fait maintenant apparente dans le couloir initialement prévu … Arrivés à proximité du Habert d’Aiguebelle, ce sera progression avec assurage en mouvement sur terrain accidenté, puis pauses de relais sur coinceurs. Avant de (re)voir ensemble la préparation d’une sortie.
Bilan, on retiendra du weekend : les manips, cela va sans dire ! Mais également un magnifique coucher de soleil, entre ciel orageux et précipitations de pluie, de neige, on ne sait plus trop dire, une privatisation du refuge et … une double ration de dessert !
Perdre espoir ? Jamais de la vie ! Les courses seront des nôtres au prochain rendez-vous ! (croyez-y avec nous, ça ne fera pas de mal…)
Élodie F.
Photos collectives

















